Il est toujours difficile d’admettre que l’on peut être harcelé·e et donc que l’on peut se retrouver dans la case « victime ». Bien souvent, on pense d’ailleurs se faire des idées, ou bien on ne comprend pas qu’il s’agit de harcèlement. Et lorsqu’après une certaine période, on en arrive à la conclusion qu’il s’agit bel et bien de harcèlement, la question du temps se pose : pourquoi ne pas avoir réagi plus vite ? Ne donne-t-on pas l’impression d’avoir accepté la situation, voire de l’avoir provoquée ? Que va penser l’entourage ? N’est-il pas trop tard pour le faire ? On se sent pris·e au piège : peur de ne rien faire, peur de parler, peur de ne pas être cru·e, peur des reproches.

Résultat, très souvent, trop souvent, on se tait, pensant que cela va cesser un jour, croyant que la situation va s’améliorer. Puis on finit par se confier, mais sous le sceau du secret, ce qui permet à la personne qui harcèle de continuer à sévir en toute impunité.

 

Référez-vous aux définitions sur notre page "Le harcèlement sexuel, qu'est-ce que c'est ?" afin de mieux saisir ce qui vous arrive et de bien cerner votre problématique. Le cas échéant, prenez contact avec une personne relais.

Collectez des preuves. C’est très important afin de garder des traces précises. En effet, des accusations floues et peu ancrées dans le temps peuvent vous desservir. Il faut agir vite, si possible dès les premiers signes de harcèlement que vous détectez.

Etablissez un journal de bord, dans lequel vous gardez tous les e-mails, messages et autres documents problématiques. Vous y notez l’ensemble des mots, attitudes, comportements et interactions qui vous dérangent, et/ou vous mettent mal à l’aise en mentionnant des exemples très concrets. Le fait d’écrire vous permettra d’y voir plus clair, de qualifier ce qui se passe, de prendre du recul mais également d’observer l’évolution et de constater l’ampleur du harcèlement. Cette chronologie des petits et grands événements vous permettra d’établir un dossier et d’être plus calme lorsque vous déciderez d’entamer des démarches plus formelles.

En cas de violence sexuelle, voire de viol, vous pouvez contacter le Centre de Prise en charge des Violences Sexuelles (CPVS), qui offre un accompagnement médical : leur équipe pourra prélever des preuves matérielles du viol ou de l'agression qui vient d'être commis·e.

Pour contacter le CPVS :

 

Agissez !